Mes plus grandes émotions…


Le mur de Berlin

1989, nous sommes en tournée dans les pays de l’est,
Budapest, Prague, Bratislava, Moscou, Zagreb et Berlin est.
L’atmosphère est glaciale, il fait gris, froid, c’est le début de l’hiver, les magasins sont démunis de tout, il circule si peu de voitures dans les rues que l’on peut penser à des villes fantômes.
Les militaires sont partout et font pression sur la population.
Les gens sont emmitouflés, leur visage est triste, on sent la peur, on peut la palper.
On sent une autre odeur aussi, celle de la révolte qui monte.
Dans les salles de spectacle, armés de mitraillettes, les militaires veilles à ce que personnes ne danse, ni ne chante.
Les gens assistent muselés à ce qui doit ressembler à une fête : un gâteau qu’ils n’auraient pas le droit de manger.
Le dernier spectacle se déroule à Berlin est, et c’est de notre chambre d’hôtel, qu’au milieu d’une certaine austérité, nous distinguons au loin quelques couleurs à travers des panneaux publicitaires : c’est Berlin ouest.
A l’aide de notre passeport, nous décidons de franchir la frontière qui sépare les deux pays, pour nous rendre à Berlin ouest.
Et là, des centaines de personnes, pioches, pelles et marteaux en mains, poings et bras levés tentent de briser ce mur symbole de privations, de chômage, de brimades et de honte, un vent de liberté semble souffler.

LE MUR DE BERLIN est tombé